Caroline Boucher

Hello!

Si je vous dis “top riders Quebecois”, le nom de Caroline Boucher vous viendra probablement en tête assez rapidement! Je regarde Caro aux compétitions depuis que j’ai commencé et je suis toujours épatée par la qualité des chevaux qu’elle monte. Au printemps, j’ai décidé de mettre ma petite Shazoom dans le trailer et de me payer une heure avec cette entraineuse hors pair. Après une heure, j’ai eu assez de matériel pour entraîner des points spécifiques tout l’été et vivre la plus belle saison de ma vie. Si c’est une coïncidence, ça en est une belle!

Bien évidemment j’en ai profité pour lui soutirer quelques questions pour mes lecteurs! Voici mon entrevue avec Caroline Boucher.

Sophie: Comment fais-tu pour t’adapter au style d’autant de chevaux différents?

Caroline: J’essaie au maximum de garder leur style naturel. Je prends le temps d’analyser comment ils travaillent au naturel, et j’essaie de miser/maximiser sur leurs forces et essayer d’améliorer leurs points un peu plus faibles. Par exemple, un cheval qui se déplace avec la tête haute naturellement a tendance à avoir un dos un peu moins développé. Je vais donc chercher à faire des exercices pour renforcer son dos et ses postérieurs. Cela étant dit, autour des barils, je vais miser sur leur posture naturelle, donc ils se verront ‘maximiser’ dans leur style à eux.
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Sophie: Quels sont les “Highlights” de ta belle carrière?

Caroline: J’ai plusieurs « highlight » de carrière en barils après 30 ans ! Disons que celui qui me vient le plus rapidement en tête c’est d’être partie seule, pendant plusieurs semaines, dans un petit village du sud de l’Italie pour entrainer et compétitionner a 17 ans. Un Italien m’avait vu ici et voulait monter une équipe de compétition là-bas, chevaux et cavalier. Ç’a été tout un défi, car plusieurs ne savaient même pas vraiment monter à cheval, mais avec volonté ça finit par bien aller !! Un autre gros « highlight » est d’avoir obtenu ma carte WPRA aux États unis. J’ai eu la chance de courir contre les meilleurs au monde tous les jours ! C’est tellement intense le mode de vie là-bas! Tu cours les rodéos et les futurités, c’est incroyable. Un autre est d’avoir fait le saut de ma carrière bien établie (dans lequel j’avais étudié et que j’aimais), pour ne vivre que des chevaux. Cela a été difficile à faire, mais je ne le regrette tellement pas ! Chaque jour est une nouvelle journée, il n’y a pas de routine. Ç’a été une des belles décisions de ma vie. J’ai plusieurs victoires à travers les années ; que ce soit au niveau régional, aux rodéos, ou aux futurités dont je me souviens distinctement. Plusieurs chevaux ont marqué ma vie. Je dirais que d’avoir la santé et la chance de vivre ma passion tous les jours est déjà le plus gros «highlight », pas juste de ma carrière, mais aussi de ma vie.

Sophie: Qu’est-ce qui te motive le plus dans ton métier? 

Caroline: Tous les chevaux sont différents. D’apprendre à connaitre chacun d’eux dans leur personnalité, d’avoir à « dealer » avec toutes les personnalités différentes de chevaux, et d’essayer de se dépasser avec chacun d’eux, c’est ce qui me motive. Cela dit, comme je le répète souvent, pas tous les chevaux sont faits pour être des champions de rodéo. J’essaie d’aller chercher le maximum de chacun, et chacun d’eux pourra trouver un cavalier avec qui faire équipe. Avec une base solide sur les chevaux, ça leur ouvre ces possibilités!
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Sophie: Qu’aimes-tu d’un cheval? Quels sont tes trucs d’entraînements infaillibles?

Caroline: Un cheval léger en bouche, à l’écoute de leur cavalier, qui se rassemble, qui a une bonne motion avant naturelle et qui se tient bien en équilibre.
Donc, je fais beaucoup de transitions descendantes et ascendantes, croisés d’épaules en motion avant, souplesse, des vrilles, des hanches en dedans et travaille beaucoup à une main aussitôt que le cheval est assez avancé ! J’aime beaucoup les chevaux qui veulent tourner par eux même. Plusieurs les appellent ‘anticipeux’, moi je les appelle ‘travaillants’. Ils doivent juste apprendre à patienter un peu. Un cheval travaillant, on est rarement mal pris avec cela. Un paresseux c’est difficile de mettre ça à l’ouvrage. Mais, tous les gouts sont dans la nature !

Sophie: Quels sont tes “riders” préférés?

Caroline: J’apprécie plusieurs cavaliers pour plusieurs raisons, mais disons que j’aime particulièrement Kelsey Lutjen et Ashley Schafer pour leur côté versatile et adaptation à chaque style de cheval. Mollie et Jolene Montgomery pour leur base et leur légèreté, et Brandon Cullins pour la constance de ses chevaux et son calme déconcertant.

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Merci Caro d’avoir pris de ton temps pour répondre à mes questions et de transmettre quelques notions aux autres cavaliers du Québec! Merci aussi pour tes encouragements tout au long de l’été. Ce sont des gestes comme cela qui montrent, à quel point dans notre sport, on s’élève les uns les autres!

Ils disent que pour devenir un champion, il faut s’entourer de gens qui nous tirent vers le haut. Si c’est vrai, tu me sembles être une bonne formatrice de champions!

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